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Cuba et « El Comandante” Fidel Castro

Le 25 Novembre 2016, Fidel Castro est mort à 90 ans. S’il n’était plus officiellement à la tête de Cuba depuis 2008 pour des raisons de santé, il n’en demeura pas moins le véritable leader populaire garant de son idéologie socialiste engagée contre le capitalisme et l’impérialisme américain. L’ouverture récente de l’île à l’économie de marché et le réchauffement des relations avec les Etats-Unis marquent le début d’une nouvelle ère pour Cuba dont Fidel Castro sembla rester en retrait. Sa discrétion n’avait d’égal que son charisme et si ce dirigeant communiste a su se maintenir au pouvoir et conserver son pays à flot malgré l’absence de culte de la personnalité et le terrible embargo américain, c’est parce que Castro a pu s’enorgueillir d’une certaine réussite sociale reconnue dans le monde entier. 

Un militant engagé

Fidel Castro est né le 13 août 1926 à Biran dans la province agricole de Holguin. Il est le fils illégitime d’un riche paysan originaire de Galice et d’une cuisinière née à Cuba. Des sept enfants nés hors mariage, Fidel est le 3e et Raul le 4e, même si on pense que ce dernier est en réalité un demi-frère fruit d’une union entre sa mère et un militaire. Né de “père inconnu” Fidel n’est pas baptisé avant 1935 et est placé dans une institution religieuse qui lui permet de recevoir une éducation de qualité auprès des frères Maristes puis Jésuites. La fortune de son père, qui finit par le reconnaître officiellement en 1943, lui permet d’accéder au prestigieux lycée Bélen de la Havane puis de rentrer à l’université en 1945 dont il ressort avec un diplôme de droit en 1950. A l’époque, l’île de Cuba est un paradis pour entrepreneurs et riches touristes américains car elle a gagné son indépendance vis-à-vis de l’Espagne en 1902 au prix d’une guerre sanglante que les républicains indépendantistes ont remporté grâce au soutien des Etats-Unis, qui se sont attribués alors le droit d’intervenir et d’implanter une base militaire stratégique à Guantanamo.

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Le système monétaire en vigueur date de 1914 et se compose de pièces et de billets, des pesos, essentiellement produits par des ateliers américains à New York et Philadelphie. Dans la réalité, ce sont les dollars américains qui dominent jusqu’en 1934 car les pesos ne valent presque rien et l’essentiel des domaines économiques de l’île sont contrôlés par des entreprises américaines. Ainsi, la quasi totalité des plantations sucrières, principale exportation de l’île, est entre les mains de la puissante compagnie américaine, United Fruit tandis que les mines, les services publiques et les transports sont contrôlés par des capitaux américains. La prohibition en vigueur aux Etats-Unis dans les années 20-30 a également encouragé le développement d’une économie mafieuse qui prospère autours des casinos, de la vente d’alcool et de la prostitution. L’argent sale coule à flot, les politiciens locaux corrompus, les truands, les grands propriétaires et les touristes américains vivent alors dans le luxe quand l’immense majorité des Cubains vivent dans la misère et l’illettrisme. Fidel en prend très vite conscience et découvre le militantisme politique à l’université dont il devient le représentant de la fédération des étudiants avant d’adhérer dès 1947 à un mouvement nationaliste cubain, le Parti Orthodoxe, qui mêle les idées nationalistes anti-américaines et les principes populaires du socialisme. Il souhaite également mener son combat pour la justice sociale en défendant juridiquement la cause des plus humbles. Très engagé il n’hésite pas à participer très jeune à des actions plus violentes comme la tentative de coup d’état manquée contre le dictateur de la République Dominicaine en juillet 1947 ou les émeutes de Bogota en avril 1948.

De retour à Cuba, il épouse Mirta Diaz Balart, la soeur du Ministre de l’Intérieur de l’époque, qui lui donne un fils, Fidelito, dès 1949. Il se consacre à sa carrière de juriste quand survient le coup d’état de Fulgencio Batista le 10 mars 1952. Ce dernier instaure une dictature nationaliste et profite de la création de la Banque Nationale de Cuba en 1948 pour commencer à émettre des billets en son nom. Il est cependant soutenu par les Etats-Unis car il conserve une politique ultra-libérale qui avantage les entreprises américaines et accentue les écarts de richesses. Fidel Castro tente juridiquement de prouver son illégitimité en l’attaquant en justice, pensant bénéficier de la protection politique de son influente belle famille très proche de Batista et des milieux d’affaires américains. Voyant sa plainte rejetée, il tente un coup de force en s’attaquant avec une poignée de militants armés aux deux principales casernes de Santiago le 26 juillet 1953. Ses troupes sont facilement arrêtées mais Fidel Castro, jeté en prison, devient un héros populaire de la résistance contre la dictature dont les frasques et le train de vie somptueux tranchent de plus en plus avec la misère du peuple. Il est finalement amnistié en 1955 et se réfugie au Mexique où il rencontre un autre grand révolutionnaire sud-américain, le docteur argentin Ernesto Guevara. Il fonde alors le “Mouvement du 26 juillet” qui se charge de récolter des fonds, notamment aux Etats-Unis, pour tenter de renverser le dictateur cubain.

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Le 2 décembre 1956 il tente un débarquement au sud de Cuba mais les troupes de Batista l’attendent et l’affrontement est violent. Castro parvient à se réfugier dans les montagnes de la Sierra Maestra avec une poignée de survivants pour continuer la guérilla. Une fois encore, Fidel apparaît comme un véritable héros populaire et près de 800 volontaires viennent se joindre à ses 16 fidèles compagnons. Ensemble ils parviennent à résister aux assauts des dix-sept bataillons puissamment armés de Batista. L’aura de Fidel Castro devient internationale quand un journaliste du fameux New Tork Times réussit à le rejoindre dans son camp de fortune pour l’interviewer et témoigner de son engagement idéologique malgré des conditions difficiles. La légende “d’El Comandante” grandit dans le pays et les désertions se multiplient. Finalement, en décembre 1958, les troupes de Fidel, soutenues par la population, sont en mesure de prendre les grandes villes de Santa Clara puis de Santiago de Cuba. Batista, craignant un retournement de ses propres troupes préfère fuir sans attendre pour s’exiler le 1er janvier 1959 en République Dominicaine, emportant avec lui près de 40 millions de dollars tandis que plusieurs dignitaires du régimes s’enfuient avec les 424 millions de dollar du Trésor Public. Fidel Castro fait une entrée triomphale à la Havane le 8 janvier mais il doit aussitôt affronter la méfiance des voisins américains qui soutenaient le régime de Batista.

Le chef d’Etat

Fidel Castro n’a jamais appartenu à un parti socialiste ou communiste cubain. Il est membre du Parti du Peuple Cubain, ou Parti Orthodoxe qui prône la souveraineté nationale, la réorganisation de l’économie et la lutte contre la corruption. Il cherche donc d’abord à montrer sa bonne volonté aux Etats-Unis en mettant en place un gouvernement temporaire d’union nationale dirigé par le président Manuel Urrutia. Fidel Castro est nommé Premier Ministre et les Etats-Unis valident ce nouveau régime mais les caisses de l’Etat sont vides et il est urgent de réorganiser l’Etat et l’économie. Pour y parvenir, Fidel doit pouvoir compter sur une force organisée et bien implantée que seul le Parti Communiste peut représenter. Il s’appuie alors sur son frère, Raul Castro, membre du parti depuis 1956 pour engager des réformes socialistes comme la nationalisation des secteurs clefs de l’industrie et de l’énergie, la redistribution des terres des latifundios et des grandes compagnies américaines comme la United Fruit, ou la mise en place de programmes sociaux. Il confie également à Che Guevara le soin d’épurer l’appareil d’Etat. Urrutia s’oppose à ces réformes mais le peuple soutient Fidel Castro et oblige le président à démissionner tandis que les riches Cubains, les représentants des entreprises étrangères ou les opposants au socialisme sont obligés de quitter le pays pour se réfugier en Floride. Le “Che” est également devenu le nouveau président de la Banque Nationale Cubaine qui imprime désormais ses billets avec la signature du célèbre héros révolutionnaire. Tous les pesos de l’ancien régime sont progressivement retirés de la circulation.

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Ces décisions provoquent la colère des Américains qui rompent les relations diplomatiques avec Cuba dès la fin de l’année 1959, obligeant Fidel Castro à se rapprocher de Moscou à partir de février 1960. Dès lors, l’administration américaine prend la décision de tout faire pour renverser le régime en démarrant un blocus économique et en organisant une force d’opposition anti-castriste. Moscou s’engage alors à livrer des marchandises, du pétrole et des armes à Cuba, ce qui accélère la décision des Etats-Unis de fomenter un coup d’Etat. Le 16 avril 1961, des bombardiers américains détruisent une partie de l’aviation cubaine tandis que des navires débarquent une force paramilitaire anti-castriste dans la Baie des Cochons. Fidel Castro organise personnellement la riposte. Il parvient à capturer la majorité du corps expéditionnaire et à détruire deux navires de la marine américaine. Cette victoire est un camouflé pour la puissance américaine et Castro n’en devient que plus populaire. Craignant une autre tentative d’agression, Fidel Castro fait appel à l’URSS qui lui promet l’installation dissuasive de missiles balistiques à moyenne portée. Des rampes sont construites à cet effet avec l’aide de conseillers soviétiques mais les services secrets américains les découvrent le 15 octobre 1962. Débute alors la plus grave crise de la guerre froide. En effet, le gouvernement américain craint une menace nucléaire directe contre son territoire et met tout en oeuvre pour stopper le déploiement de ces missiles. La flotte américaine reçoit l’ordre d’arrêter tous les navires en route vers Cuba. Les bateaux soviétiques sont les premiers visés mais si l’un d’eux venait à être coulé par les tirs d’un navire de guerre américain, cela reviendrait à une déclaration de guerre directe entre les deux grandes puissances militaires mondiales disposant toutes deux de l’arme nucléaire. Castro encourage clairement les Soviétiques à réagir par la force mais Krouchtchev et Kennedy parviennent finalement à s’entendre et à négocier un accord secret pour mettre fin à l’escalade. Kennedy accepte de ne plus jamais se mêler des affaires cubaines et de retirer certains de ses missiles stratégiques européens contre l’abandon du projet d’équipement militaire de Cuba.

Fidel est furieux mais il est contraint d’accepter car il ne peut déjà plus se passer de la substantielle aide économique soviétique qui permet de compenser le blocus total des Américains décrété le 7 février 1962. Désormais, seuls les pays du bloc communiste et quelques nouveaux pays indépendants d’Afrique acceptent de commercer avec Cuba et Fidel n’hésite pas à se déplacer en personne pour rencontrer ses homologues étrangers comme Salvador Allende à Santiago du Chili en 1971. Il tente également d’exporter son modèle idéologique à l’étranger en soutenant les mouvements du MPLA en Angola, de l’ANC en Afrique du Sud ou des Sandinistes au Nicaragua. Il continue de lutter contre toutes les formes d’impérialisme et de capitalisme à travers le monde, gagnant ainsi l’estime de nombreux leaders qui lui décernent des distinctions comme en Somalie, en Jamaïque, en Bulgarie ou au Vietnam.

Devenu officiellement Président de la République élu en 1975, le chef révolutionnaire reste pourtant humble et affiche un mode de vie modeste. Ainsi, quand le nouvel atelier monétaire cubain créé en 1976, frappe ses premières monnaies à partir de son inauguration le 18 juillet 1977, les pièces représentent les grands personnages historiques de l’histoire de Cuba mais en aucun cas le leader charismatique de l’île. Ce dernier ne souhaite pas voir se développer un culte de sa personnalité comme ce fut le cas dans d’autres républiques socialistes en Chine, en URSS ou en Yougoslavie. Aucune statue le représentant n’est édifiée dans l’île et seuls quelques timbres affichent son portrait. Sur le billet de 1 peso, il n’apparaît qu’à l’occasion d’un défilé militaire au milieu de ses compagnons debout sur un char tandis que le portrait du “Che”, abattu en Bolivie en 1967, apparaît fièrement sur les billets de 3 pesos et partout sur les murs de la Havane.

L’icône mondiale après la guerre froide

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Dans les années 80, la situation économique des pays communistes s’aggrave. L’URSS entre elle-même en crise et n’est plus en mesure de soutenir artificiellement tous ses alliés. Fidel Castro doit alors trouver de nouveaux revenus pour son île. En 1980, il libère des milliers de prisonniers qu’il laisse partir sur des canots de fortune vers la Floride, puis il choisit d’exporter sa main d’oeuvre qualifiée, notamment dans le domaine de la médecine, en échange de matières premières ou énergétiques et de développer le tourisme, si florissant dans l’île voisine de Saint-Domingue. A cette fin, en 1981, l’institut national du tourisme, l’INTUR, obtient exceptionnellement le droit de faire émettre une monnaie spéciale destinée à l’usage des touristes étrangers qui visitent l’île. Les touristes provenant de pays non communistes peuvent ainsi utiliser des pesos spéciaux surévalués mais ces derniers ne résistent pas à la chute du peso cubain face au dollar américain et leur émission mal contrôlée oblige les autorités à les retirer de la circulation en 1989. La même année, la chute du mur de Berlin incite Castro à entamer une ouverture partielle du pays vers l’économie de marché en autorisant le développement d’une liste d’activités privées essentiellement liées à l’artisanat et au tourisme.

Dans le même temps il durcit son régime craignant d’être renversé par une opinion publique supportant de moins en moins les restrictions économiques et l’absence de libertés individuelles. Ainsi il fait arrêter le héros de l’expédition cubaine en Angola, le général Ochoa, de même que son trop populaire Ministre de l’Intérieur, José Abrantès. Le premier est exécuté tandis que le deuxième est condamné à 20 ans de prison. Le message est clair, le dirigeant historique du pays tient à conserver sa ligne politique malgré l’évolution économique catastrophique. Car la disparition de l’URSS au début de l’année 1991 prive Cuba de près de 80% de ses revenus tandis que, étant exclu du FMI, il n’a pas accès aux prêts de la Banque Mondiale. La production agricole, privée d’énergie, s’effondre, le PNB chute de 35% en 3 ans et des problèmes communs aux pays sous-développés réapparaissent comme la famine, les épidémies et les coupures de courant. Le peso s’effondre et le dollar américain devient une valeur refuge que le dirigeant communiste ne peut plus tolérer. Ce symbole du capitalisme américain doit être remplacé. A cette fin, Fidel Castro annonce en 1993 l’émission prochaine d’un peso convertible valant un dollar. Les nouveaux billets sont imprimés à partir de 1994. Ils doivent servir exclusivement à l’usage des touristes dont l’activité est devenue le principal revenu de l’île, et à l’achat des indispensables produits étrangers. Dans le pays, seul l’usage du peso cubain classique est autorisé pour la population. D’ailleurs, pour éviter toute spéculation sur cette nouvelle monnaie, une taxe de 15% est exigée pour toute conversion entre les deux monnaies nationales. La pièce de 5 pesos convertible a beaucoup de succès chez les touristes étrangers car elle affiche encore une fois le portrait du “Che”. Les billets eux sont très colorés pour se distinguer des billets classiques plus ternes et ne représentent que des paysages et des monuments afin d’éviter l’accusation de prosélytisme.

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Le dernier grand leader communiste, si l’on excepte la dictature plus controversée en Corée du Nord, reste cependant fidèle à ses idées en réaffirmant sa position et en condamnant à nouveau le capitalisme lors d’un discours devant l’Assemblée Générale de l’ONU en 1995. Il trouve également de nouveaux alliés en Amérique Latine dont le Venezuela qui lui fournit d’indispensables ressources énergétiques. Hugo Chavez devient alors un ami proche de Castro tandis que ce dernier encourage ses médecins à exercer gratuitement dans de nombreux pays comme le Pakistan, la Bolivie, le Vénézuela ou l’Ethiopie. L’image de Cuba à l’étranger ne doit pas être ternie et au contraire il faut montrer les réussites du modèle cubain malgré l’impérialisme américain. Comme preuve d’ouverture et de bonne volonté Fidel accepte également la visite du Pape Jean Paul II à la Havane en 1998. Les Cubains, restés de fervents chrétiens malgré le laïcisme communiste, sont ainsi rassurés mais les prisonniers politiques ne sont pas libérés. L’île redevient une destination prisée des touristes dans les Caraïbes, juste derrière la République Dominicaine et l’apport en devises étrangères, associée à l’aide des pays dotés de ressources importantes comme le Venezuela, sauve peu à peu Cuba du chaos économique. Le 8 novembre 2004, le peso convertible, rebaptisé “chavito” par la population, car il a permis le développement économique de l’île, est proclamé “monnaie officielle” tandis que l’utilisation du billet vert américain est formellement interdite. Il peut ainsi être réévalué en fonction des variations du cours du dollar ou de l’euro et son taux de change avec le peso cubain varie entre 21 et 26 pour un.

Par ailleurs, pour contrer le projet d’alliance économique des Amériques sous la houlette des Etats-Unis, Castro lance avec Hugo Chavez en avril 2005 son contre-projet d’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique. L’année suivante, victime de problèmes de santé, il annonce qu’il délègue provisoirement ses pouvoirs à son frère Raul avant de finalement décider le 19 février 2008 de céder officiellement sa place à ce dernier après 49 ans à la tête du pays. Depuis, ses apparitions publiques sont très rares et régulièrement on annonce qu’il est à l’article de la mort. Fidel Castro continue pourtant à recevoir ses amis comme les chefs d’Etat Nicolas Maduro, Dilma Roussef ou Cristina Kirchner et de distiller quelques annonces pour donner son opinion sur les sujets importants. Il reste donc un personnage très populaire, très influent et très respecté à Cuba et dans le monde entier, continuant pourtant de rejeter tout développement d’un culte de sa personnalité. Le “dictateur cubain”, comme voudrait le qualifier une bonne partie de l’opinion publique étrangère reste donc un leader différent des autres dirigeants communistes chinois, coréens ou birmans qui ne revendiquent pas la postérité, qui ne s’est pas enrichi, qui n’a jamais renié ses idées et qui peut se vanter d’avoir assuré une certaine prospérité sociale dans son pays.

Des dissidents cubains ont voulu intenter contre lui des procès à l’échelle internationale pour crime contre l’humanité, torture ou terrorisme mais ces requêtes ont peu de chances d’aboutir. De même, plusieurs magazines américains ont tenté de démontrer son enrichissement personnel en évaluant sa fortune à plusieurs centaines de millions de dollars. En réalité, ces calculs approximatifs s’appuyaient sur une évaluation de ses revenus équivalent à 10% du PIB cubain ou à la valeur des entreprises d’Etat, ce qui ne correspond en rien aux revenus du Chef de l’Etat. Officiellement, Castro affirme percevoir un salaire de 900 pesos, soit 40 dollars, mais là aussi on sait que ces chiffres sont exagérés et qu’il dispose en fait d’une retraite très confortable dans une luxueuse villa mise à sa disposition par l’Etat. Pourtant, aucune trace de luxe, de dépenses somptueuses, de voyages d’agrément dans des destinations paradisiaques. Son intégrité semble donc difficile à remettre en cause et ses réussites dans les domaines de la santé, de la culture ou du sport sont indéniables car si les revenus sont faibles et les libertés limitées, l’accès aux soins ou à l’éducation sont gratuits. L’alphabétisation et le taux de mortalité infantile obtiennent les meilleurs résultats d’Amérique. Désormais, seule la mort de Castro et de ses derniers compagnons, dont son frère, pourraient marquer un tournant plus important dans l’histoire de l’île. D’ailleurs, dernièrement, Raul Castro après avoir accepté de recevoir la visite historique de Barack Obama a annoncé la nécessité d’un rajeunissement des cadres du partis estimant qu’il n’était pas normal que la moyenne d’âge dépasse les 70 ans.

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